Que signifient tous ces chiffres ?
Le nombre total de passages de vélos par année est une mesure intéressante, mais il ne doit pas être interprété comme le nombre total de cyclistes à Montréal. Les compteurs enregistrent simplement le passage d'un vélo devant un capteur. Un même cycliste peut être compté plusieurs fois au cours d'un même trajet s'il passe devant plusieurs compteurs.
Les totaux annuels doivent aussi être interprétés avec prudence lorsqu'on compare des tendances sur de longues périodes. Comme le montre le dernier graphique, le nombre de compteurs change avec le temps : certains sont temporairement hors service pour maintenance, d'autres sont retirés, et de nouveaux compteurs sont régulièrement ajoutés au réseau.
L'ensemble de données ne tient pas non plus compte des modifications apportées au réseau cyclable. Par exemple, un compteur peut enregistrer moins de cyclistes après l'ouverture d'une nouvelle piste cyclable à proximité, si les usagers se déplacent vers un itinéraire plus sécuritaire ou plus direct. La météo joue également un rôle important dans l'activité cycliste, et les conditions peuvent varier considérablement d'une année à l'autre.
Qu'est-ce que ces données peuvent nous apprendre ?
Malgré ces limites, les données fournissent des renseignements précieux sur les habitudes cyclistes à Montréal :
- Quels jours de la semaine et quelles heures de la journée enregistrent le plus d'activité cycliste.
- Comment l'activité cycliste évolue au fil des saisons.
- La présence croissante du vélo hivernal, même pendant les mois les plus froids à Montréal.
- L'intensité de la circulation à vélo aux heures de pointe.
- Quels corridors et quartiers enregistrent les volumes cyclistes les plus élevés.
- Comment l'activité cycliste évolue dans le temps à chaque emplacement de compteur.
Ce rapport est mis à jour chaque semaine. N'hésitez pas à revenir pour suivre l'évolution de l'activité cycliste au fil de l'année.